‘Initiatives à saluer’

Lutte contre le réchauffement climatique : le Danemark tente de relancer les négociations

Nul besoin de le rappeler, la Conférence de Copenhague a accouché d’un accord politique non contraignant. Néanmoins, ¼ des chefs d’Etat présents lors du Sommet sont actuellement décidés à honorer cet accord. Face à un tel message d’espoir, le Premier ministre Danois Rasmussen convie les grands décideurs à se réunir pour de nouvelles négociations sur le climat.

Réchauffement climatique : Les engagements de Copenhague seront-ils respectés ?

La déception est certes évidente quant à l’issue des négociations engagées lors de la Conférence de Copenhague du mois de décembre 2009. Malgré l’optimisme encourageant de Ban Ki-moon avant et pendant la Conférence, le désir des grands décideurs d’assurer leur développement économique respectif a rendu impossible la formulation d’un accord juridiquement contraignant. Pour que le Sommet ne se traduise pas par un échec total, les chefs d’Etat ont toutefois élaboré un accord politique non contraignant. Une lueur d’espoir pour la santé climatique mondiale.

Puisque l’accord politique élaboré à Copenhague est non contraignant, les pays signataires refusant de l’honorer ne seront pas passibles de poursuites judiciaires. Faute d’assise juridique, tout devient une question d’honneur et de bonne volonté. Suivant les négociations de Copenhague, les pays signataires ont été conviés à proposer officiellement leurs objectifs en matière de protection du climat mondial avant le 31 janvier 2010. Afin de ne pas mettre la pression aux chefs d’Etat, les Nations-Unis ont décidé de rendre cette fameuse date butoir flexible.

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L’Etat déboursera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes

Les algues vertes de Bretagne n’en finissent pas de faire parler d’elles. Depuis la mort d’un cheval et le malaise de son cavalier, des réactions vivent se font entendre. Le ministère de l’agriculture et le secrétaire d’Etat ont présenté un projet contre la propagation de cette algue. Loin de faire l’unanimité, le problème des algues vertes bretonnes est encore loin d’être résolu.

40 millions d’euros pour 2010

Le mercredi 3 février dernier, la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno, accompagnée par le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a présenté en conseil des ministres un plan stipulant que 134 millions d’euros seront consacrés par l’Etat français pour éradiquer complètement les algues vertes des côtes bretonnes. Le plan de lutte contre le fléau vert est prévu pour cinq ans, s’étendant de 2010 à 2014. La somme sera utilisée dans le ramassage des algues, leur stockage, leur transformation et la recherche pour une meilleure connaissance du phénomène.

Cette année, 40 millions d’euros sont prévus pour financer le ramassage et le compostage des algues. Un projet de méthanisation pour la production d’engrais et d’énergie est aussi prévu. La secrétaire Chantal Jouanno a aussi précisé que le problème sera traité en amont, les agriculteurs seront donc invités à modifier leurs pratiques agricoles, les stations d’assainissement seront normalisées… Il faut également limiter le taux de nitrate dans les rivières à 10 mg par litre si la norme préconise 50 mg par litre pour la consommation humaine. Un groupement de recherche national sera également créé pour réfléchir aux moyens de valorisation de l’algue verte.

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