Fukishima, retour sur un drame

Le 11 mars 2011, un Tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9 toucha l’île de Tôhoku (nord-est des côtes nippones), l’île où se trouve la centrale nucléaire de Fukishima Daiichi. Le Tsunami fera d’énormes dégâts sur la centrale nucléaire causant d’importants rejets radioactifs. Même si à ce jour aucune perte humaine n’a été déclarée, cela n’enlève pas pour autant la gravité de la situation. En effet cette catastrophe nucléaire est jugée avec l’accident nucléaire de Tchernobyl (Ukraine 1986) comme étant l’un des pires « accidents nucléaires » que le monde ai connu. Comme preuve à l’appui, à l’heure actuelle l’agence de sûreté nucléaire a classé l’accident au niveau 7, le niveau le plus élevé de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES).

Pour information, cette échelle permet de chiffrer les événements radioactifs de 0 à 7,  le zéro correspond à une absence d’anomalie et au niveau 7 on considère qu’un «rejet majeur de matières radioactives» s’est produit et qu’il présente des menaces graves pour la santé et l’environnement. Sachant que le niveau 7 n’a été atteint qu’une fois dans le passé et cela c’est produit lors de la catastrophe de Tchernobyl.

Depuis le mois de mars, trois mois se sont passés et même si les médias en parlent de moins en moins, la situation au Japon reste très grave car les rejets radioactifs continuent toujours. Aujourd’hui, nul ne peut encore prévoir exactement les conséquences tant sur le plan financière mais surtout humain de cette catastrophe. A titre de comparaison lors de l’accident de Tchernobyl si l’on n’inclut pas les victimes directes, les impacts sur la santé ont commencé à être établis deux ans après la catastrophe, pour le Japon selon de nombreux spécialiste ce pays va devoir gérer de grave problème de santé publique pendant des décennies (des milliers de cas de cancer seront imputables à cette catastrophe dans les années à venir)

Trois mois après la catastrophe de Fukishima alors que sur place la situation ne va pas en s’améliorant, les autorités et l’industrie du nucléaire  semblent ne pas encore prendre la mesure de l’urgence. Avant l’accident de Fukishima, le monde était censé sortir (progressivement) du nucléaire et ce au nom de la lutte contre les changements climatiques. C’est comme si nous n’avons pas appris des erreurs du passé. Tchernobyl et maintenant Fukushima, ces accidents auraient dû nous aider à sortir (progressivement) du nucléaire, devraient nous aider à mettre en place une politique fondée sur les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables. Mais malheureusement face aux enjeux écologique, environnementale, la logique financière a pris le dessus aussi il n’est pas difficile de voir qu’un peu partout dans le monde de nombreux centrale nucléaire sont encore en état de marche et d’autres en chantiers.


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